Sanctuaire pour les animaux

LES ANIMAUX DE CHIVAL

« A Chival, que tu sois à poil, à fourrure, à écaille, à coquille ou a plume, tu es un animal et tu es le bienvenue! »

A l’époque de l’Antropocène, où l’humanité est responsable de la 6ème extinction de masse des espèces animales et végétales, où son industrie de l’élevage est une des première cause du réchauffement climatique et où l’ère de la désinformation empêche tout débat critique et bienveillant sur notre rapport à l’animalité, n’est-il pas grand temps de se questionner sur notre droit de vie et de mort hégémonique acquis par la force que nous nous sommes octroyer pour soumettre toutes les espèces de la planète et d’agir enfin avec intelligence, responsabilité et respect?

Et si tout commençait par une prise de conscience…

Au petit sanctuaire de Chival vivent en harmonie chevaux, chiens et poules issus de sauvetage. Les animaux dits « domestiques » proviennent de refuge et les animaux dit « de ferme » sont rescapés de l’enfer des abattoirs. Pour les animaux sauvages comme les sangliers, les papillons, les lièvres, les renards, les abeilles, les chauves souris, les écureuils, les lézards, les buses, les sphinx colibris, les chevreuils, les grenouilles, les chouettes, les escargots et tant d’autres habitants, nous somme un lieu de protection de la biodiversité de la faune et de la flore. Empli de gratitude nous nous émerveillons de voir s’épanouir au fil des saisons et en toute liberté nos chers voisins différents et pourtant tellement semblables. Informer, sensibiliser et protéger la biodiversité, voici quelque unes de nos actions.

Les résidents

Les Espagnols: Pacha et Skippy

       

Le doux Pacha a été récupéré in extremis quelques jours avant d’être euthanasié dans un refuge espagnol. En effet les refuges étant majoritairement surpeuplés par les abandons et les maltraitances, les animaux ne peuvent pas tous être gardés. La féline Skippy a évité la traditionnelle pendaison ou le brûlage à vif de fin de saison de chasse en Andalousie. Découvrez ici pourquoi beaucoup trop de galgos subissent de telles atrocités en Espagne.

Au lieu d’acheter un chiot et de faire perdurer le commerce mondial et bien juteux des animaux, donnons la chance aux loulous des refuges près de chez nous et interrogeons nous sur les rapports que nous voulons avoir avec les animaux plus largement, afin de traiter les problèmes de souffrance, d’abandon et de maltraitance à la source. 

L’île des chevaux: Rozanna et Michel

          

L’étalon noir Michel a été sauvé de l’abattoir. Après une carrière de cheval de courses d’obstacles, il s’est blessé le tendon et a du être immobilisé pour se refaire une santé: malheureusement n’étant plus compétitif, il a été « réformé » (c’est à dire condamné à l’abattoir pour finir, pourquoi pas, en lasagne!). La sauvage Rozanna quant à elle, est une jument de sport qui a finit sa carrière d’exploitation pour venir couler des jours heureux à Chival.

Au lieu de cautionner le commerce et l’exploitation des chevaux, rendons leur la dignité et la liberté qu’ils méritent, et encore une fois, traitons les causes à la racine.

Le royaume des poules: Ariel, Nala, Jasmine, Aurore, Alice et Blanche

        

Nos formidables poulettes se sont remises du calvaire d’un élevage de poule pondeuse bio de la région. Enfermées à 500 dans un tout petit espace ouvert un tiers de leur courte vie sur l’extérieur,  ensanglantées et mutilées par leurs attaques cannibales liées au manque de nourriture et d’espace, voici ce qu’était leur quotidien. Est-ce une pratique généralisée ou un cas particulier de l’élevage en France et dans le monde?

L’exploitant animal en bio « grand amoureux des bêtes » selon ses dires, se débarrasse purement et simplement de ses 500 poules annuellement afin de garder une productivité optimale d’exploitation, en renouvelant ses stock de poules pondeuses. Or, l’immense majorité pour ne pas dire la quasi totalité des exploitations produisant les oeufs que l’on achète, qu’elles soient industriels ou familiales, biologiques ou non, les poules pondeuses sont envoyées à l’abattoir tous les ans par soucis de productivité. Dans le milieu de l’élevage, elles sont dites « poules de réforme », ce qui ne signifie pas « prendre sa retraite dans un petit coin de paradis et mourir de sa belle mort », mais signifie plutôt en langage sans langue de bois « ne plus être assez productive au bout d’un an environ et être envoyée à l’abattoir comme des milliards de ses congénères« .  Pour rappel, les poules peuvent vivre plus de 10 ans!

On pourrait penser qu’en mangeant des oeufs, nous ne cautionnons pas la mort des poules, alors que la réalité, nous l’avons vu, est tout autre. Mais quand est-il des autres grands oubliés que sont les frères de ses poules pondeuses: les poussins mâles? Découvrez le sexage (en cliquant dessus) qui est la pratique qui consiste à trier suivant le sexe suivant les individus. Les poussins mâles, n’ayant pas d’intérêt économique (car ne produisant pas d’oeuf) sont tout simplement broyés ou gazés dès les premiers jours de leur vie.

Accordez vous plus de valeur à votre plaisir gustatif, plutôt qu’à la vie innocente d’un animal?

Nous savons que non! C’est pourquoi voici des recettes faciles à réaliser (crêpes, croissants, tartes et gateaux pour tous les goûts) afin de savourer les même bons petits plats sans pour autant provoquer de souffrances inutiles et injustifiables à nos chères amies les Gallinacés. C’est tout simple et elles vous remercient grandement!

Ensemble: Prenons soin de la terre et du vivant, des Humains et des Animaux et partageons les merveilles de la Connaissance, du Savoir-faire et de l’Abondance.